Sous les encouragements de la foule, les politiques et proches de l’écrivain ont appelé à la libération de l’auteur. La voix chargée d’émotion, Kamel Bencheikh, s’adresse directement à Boualem Sensal : « Boualem, mon ami, mon frère, ta voix est ici. Nous sommes là et nous crions ton nom, car ton combat est celui de tous les esprits libres, de tous ceux qui refusent de plier, de tous ceux qui savent que la vérité est un droit, pas un crime. »
Boualem Sensal est détenu en Algérie depuis novembre 2024. En France, la classe politique se mobilise pour l’auteur franco-algérien. Gabriel Attal, ancien Premier ministre, a annoncé porter sa demande de libération devant l’Assemblée nationale : « Nous avons déposé une proposition de résolution signée par Constance Le Grip, une députée de mon groupe. Et je vous annonce que la conférence des présidents de l’Assemblée nationale a décidé d’inscrire cette proposition de résolution à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. Et ce sont donc les 577 représentants de la Nation qui auront à se prononcer. »
Boualem Sansal est accusé d’atteinte à l’intégrité territoriale de l’Algérie ; il a été arrêté deux semaines après que La France a pris position en faveur du Maroc concernant l’autonomie du Sahara occidental ; pour ses soutiens, il se serait retrouvé pris au milieu des tensions qui ont émergé depuis entre la France et l’Algérie.